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Situation géographique

AMÉNAGEMENT DU FRONT DE MER DE SAINT-DENIS
Les raisons
d'un choix

Saint-Denis entend (de nouveau) se tourner vers la mer. Une reconquête qui s’appuie sur la redécouverte, le développement et l’extension des activités liées à la navigation, historiquement présentes dans le Nord et qui passe par une valorisation et un aménagement global du front de mer du chef-lieu.
Équipement phare, le port de plaisance constitue assurément la clef de voûte de cet aménagement prêt à s'ouvrir à la petite pêche et pouvant accueillir, dès 2007-2008, une base nautique, une piscine, avec jeux d’eau, plage, etc. Premiers coups de pioche dès 2006.


La ville de Saint-Denis et la Cinor n'ont pas manqué de présenter cet ambitieux projet d'aménagement du front de mer de Saint-Denis à Gilles de Rosbien (le jeudi 17 avril). Commentaire du ministre des transports, de la mer et du tourisme: «C'est un magnifique projet. L'État ne peut que le soutenir»...

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LA Cinor s’est engagée, dans le droit fil de ses attributions en matière d’aménagement et de développement économique, dans une politique de mise en valeur des sites touristiques et des espaces de loisirs de son territoire. Cette démarche porte notamment sur la réappropriation et la valorisation de son littoral, qui constitue un enjeu majeur de développement économique et touristique.
À Saint Denis notamment la conquête de la façade maritime peut, en contribuant à la qualité des espaces urbains et à l’animation économique afférente, permettre de redynamiser le chef-lieu. Par ailleurs, la ville de Saint-Denis se doit aujourd’hui, d’accentuer son rôle d’entraînement et d’animation à l’égard des autres communes de l’île, et la réalisation de grands projets participe à cette dynamique et à cette mise en mouvement des énergies.

Une ville tournée vers la mer

Reste que les attentes portent en priorité sur ce fameux port de plaisance, projet initié à la fin des années 80 par l'équipe municipale alors en place. Un projet depuis qui est ressorti des cartons. Relayant l’ambition de l'actuelle majorité municipale de Saint-Denis, et s'appuyant sur une délibération du 18 décembre 2001 classant l’aménagement de la façade maritime de Saint-Denis au rang des grands projets d’intêrêt communautaire, la Cinor rend aujourd’hui possible ce un projet phare: la création d’un port de plaisance, longtemps explorée mais toujours retardée.
«Il ne faut pas oublier que Saint-Denis a été dès son origine et malgré les difficultés liées à son environnement, une ville tournée vers la mer. Les fonctions de desserte maritime ont été présentes dès la fondation de la ville, mais se sont peu à peu éteintesdu fait du développement d’autres sites maritimes et la constitution d’infrastructures importantes de transports et de déplacements», précise d’emblée René-Paul Victoria, le maire de Saint-Denis et actuel président de la Cinor. Par la suite, les entreprises se sont déplacées vers des zones plus attrayantes et le centre-ville de Saint-Denis a commencé alors à perdre des habitants.

Enjeux économiques

Assurément, l'équipement phare qu’est le port de plaisance et de pêche s'annonce porteur de perspectives dans bien des domaines. «Qu’il s’agisse de l’accès à la mer, de l’organisation des transports, de l’aménagement de l’espace, du développement économique, commercial, touristique et culturel, le port aura, en effet, une fonction centrale, structurante d’animation du front de mer», ajoute pour sa part Christian Dijoux, le directeur général de la Cinor. .
Il est vrai que la création de ces nouveaux équipements sera stimulantes pour l’animation générale du lieu. Un dynamisme économique qui ouvrirait la porte alors à bien des perspectives en matière de création d’emplois.

Trois sites retenus…

Trois sites sont «candidats» à l’accueil du port de plaisance : la Caserne-Lambert, le Barachois, l’ancienne gare routière. S’agissant du choix final, chacun (élus, membres du comité de pilotage, comités de quartiers, grand public, etc) sera amené à donner son avis. Il n’en reste pas moins que, quelque soit le scénario retenu, les infrastructures routières - dont notamment un passage en souterrain de la route nationale- seront réalisées. De même qu’une série d’aménagements réalisables à court terme sur le littoral, parmi lesquels : la base nautique, la plage, le môle, la piscine avec jeux d’eaux, etc.


Tram-train, aménagement de l’espace

S’agissant de cette route nationale, prévue en voie souterraine, elle ouvrira assurément de nouveaux espaces publics, et permettra ainsi une implantation harmonieuse du tram train en bordure des quais du littoral avec une mise en service prévue en 2012. Le souci est bel et bien d’instaurer une véritable continuité entre la ville et son littoral,

Le chantier de travaux pour la tranchée couverte, destinée à accueillir la route nationale, débuterait en 2006-2007 avec les premières réalisations sur le Barachois et se poursuivrait pendant toute la durée de l’aménagement du littoral.

Les étapes
Dans une première étape et afin de dynamiser le front de mer à échéance de 2006-2008, il est envisagé de créer des aménagements de court terme consistant principalement en la création d’une base nautique avec plage, la construction d’un môle et des ouvrages de protection pour pérenniser ces équipements.

La construction d’une deuxième série d’ouvrages de protection du littoral entre la gare routière et l’Ilot Océan débuterait en 2009.

Outre l’achèvement du tunnel, la dernière étape consisterait, à partir de 2010, à lancer les travaux de création du bassin portuaire, de la digue de protection et de l’arrière port, finalisant ainsi la valorisation du littoral du chef-lieu.
Ces travaux portuaires seront engagés dès que le nouveau Schéma de mise en valeur de la mer, lié à la révision du SAR, autorisant la création de cet équipement à Saint-Denis aura été validé.




…........................……………MAHE DE LA BOURDONNAIS CHOISIT LE BARACHOIS

On doit l’idée de la création du premier port de Saint-Denis à Mahé de la Bourdonnais. En effet, si depuis le milieu du 18e siècle, des infrastructures maritimes sont régulièrement construites et détruites par les cyclones autour du site actuel du Barachois, c’est en 1735, que Mahé de la Bourdonnais déplace la capitale de Saint-Paul à Saint-Denis et fait construire le premier débarcadère.
À l’époque de la navigation à voile sur de lourds vaisseaux, le site de Saint-Denis présente plusieurs avantages sur celui de Saint-Paul. Il faut savoir en effet que Mahé de la Bourdonnais, gouverneur des îles de l’Océan Indien, avait privilégié l’île Maurice comme base de commerce maritime de la compagnie des Indes. À ce titre, l’île de La Réunion a pour rôle principal de fournir les vivres de nombreux équipages et administrations implantés à Maurice
Tout naturellement, Saint-Denis se trouve être le port le plus proche de l’île concurrence. Car le port de Saint-Paul est, non seulement plus éloigné, mais il présente l'inconvénient d'être situé sur la côte sous le vent. Très protégé des vents et des houles d’alizés, le site n’estdonc pas propice à la navigation à voile. Les lourds vaisseaux sont déventés dans les manœuvres d’approche du port et sont peu manœuvrables en cas d’attaques par la mer.
Le site du Barachois offre ainsi l’avantage d’être un abri situé en limite des vents d’alizé. La pointe des jardins forme la limite entre l’abri de la petite baie et le site exposé de la grande baie




«Qu’il s’agisse de l’accès à la mer, de l’organisation des transports, de l’aménagement de l’espace, du développement économique, commercial, touristique et culturel, le port aura, en effet, une fonction centrale, structurante d’animation du front de mer».






Un aménagement complet et des équipements pour tous : base nautique, plage, port de plaisance et emplacements réservés pour la petite pêche pour le plus grand bonheur de pêcheurs dionysiens qui rêvent déjà de s'équiper en bateaux.

 
 
 
 
 


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